Quatre mois plus tard, THE END
Pas grand chose à dire sur le boss de fin, si ce n'est que les deux constructeurs ont fait un effort certain pour coller à la palette arcade. Même la taille et les animations de sprites sont à la hauteur. Ça m'a pris d'ailleurs un temps fou pour gérer ma planche de sprites et les découper de façon optimale.
Final Boss - Lucifer (AC/SGX Kami)
Final Boss - Lucifer (MD/SGX NEC)
En guise d'épilogue à cette maquette qui a duré un peu trop longtemps (motivation probablement mise à mal par le fait que je revisitais un jeu existant), il faut souligner l'historique de la conversion SuperGrafx officielle. Les crédits ne laissent pas de place au doute, les effectifs ayant bossé sur ce portage venaient tous de Hudson et Alfa System (partenaire traditionnel pour les conversions 68000, à qui l'on doit Street Fighter 2, Fatal Fury 2, World Heroes 2 et quelques autres).
Je pense personnellement que NEC Avenue a attaqué très péniblement la conversion graphique. Mais face aux difficultés de développement et aux retards de production, ils ont fini par solliciter Hudson et Alfa System pour terminer le code à l'arrache (la ROM comporte un copyright daté de mars 1990, mais le jeu n'est sorti qu'en juillet). Rappelons que fin 1989, NEC Avenue annonçait encore une version hybride CGX/SGX qui, à la lumière de la version commerciale, n'aurait jamais pu tourner correctement...!
Les choses auraient sûrement été différentes si Alfa System s'était occupé du projet dès le départ, mais j'imagine que NEC Avenue avait une "obligation morale" de produire eux-même au moins un titre SuperGrafx, histoire de donner le change à Hudson dont on peut supposer qu'ils sont les concepteurs de la machine. Mais en définitive, NEC n'aura jamais vraiment supporté cette bécane puisque Strider et Forgotten Worlds (un titre CD censé être compatible SGX) ont fini par changer de plateforme.