
Pourtant, tout n'était pas gagné d'avance. Après le succès de Formation Soccer (Human Cup '90), la jeune société désire réaliser un nouveau programme à succès. Covoqué par le patron, Ryôji Amano se voit incomber d'une tâche invraisemblable : réaliser un “hit” en 3 mois avec la compagnie d'un graphiste (M. Iida) et d'un “sound programmer” (M. Tanaka). La direction du projet est rapidement posée par Ryôji Amano, fan absolu de John Mc Enroe.

Après de nombreux efforts, Final Match Tennis (FMT) dévoila tous ces points forts à ses programmeurs, qui n'y croyaient pas au début. Rapidement confirmée par les joueurs, la jouabilité, jamais égalée, est exemplaire avec un panel de coups variés en coup droit comme en revers : frapper, couper, lober, smasher. Il vous est possible d'envoyer la balle où bon vous semble (même en dehors des lignes) donnant une sensation de liberté incroyable. Vous pouvez jouer sur la longueur et l'angle de la balle en fonction du timing de la frappe ainsi que de l'effet imprimé par les touches directionnelles.

Autre point important, en cas de jeu de service, vous avez vraiment l'avantage sur votre adversaire, chose rare dans un jeu de tennis. Avec un peu d'expérience, vous réaliserez de nombreux services gagnants et pourquoi pas des “Aces”. L'auteur, Ryôji Amano, aime expliquer qu'il n'a pas adapté la jouabilité de FMT à la réalité, mais à sa manière de programmer, le résultat étant là.

Attention, tout n'est pas parfait dans FMT, austère et ennuyeux visuellement. Après tout, il s'agit d'un jeu de tennis, rien d'autre. Néanmoins, l'animation (scrolling multidirectionnel) est tellement fluide qu'on en oublie le choix des couleurs, certains shorts roses et autres polos violets étant bizarrement assortis. On retrouve l'humilité des jeux 8-bits, avec une présentation terne, des menus simples et concis, un choix de jeu limité : exhibition, world tour, training. Les duels ont lieu aux quatre coins de la terre, sur trois surfaces différentes, soit les quatre compétitions du Grand Chalem : Roland Garros sur terre battue, Wimbledon sur gazon (rebonds faibles), Flushing Meadows et Melbourne sur surface rapide. Ce mode World Tour a largement été abrégé par Ryôji Amano puisqu'il ne compte que 12 matchs donc 12 sets si l'on opte pour la voie la plus courte.

Apothéose, le jeu propose 16 joueurs du tournoi masculin fortement inspiré des stars mondiales du tennis par leur talent et leur physique. Il n'est pas très difficile de distinguer McEnroe, Connors, Agassi, Chang, etc. Sur l'écran de sélection, les différents tennismen prennent une pose assez étrange, le graphiste (M. Iida) n'y connaissant rien du tout en raquette. Après quelques heures de travail, je vous propose de lire mon Guide des Joueurs contenant les caractéristiques de nos tennismen favoris tirés de l'excellent site Allemand : Final Match Tennis - Die Site. Une version féminisée du jeu verra le jour quelques mois plus tard via Human Sports Festival, une compilation sur Super CD-ROM².
Vous pensez maîtriser totalement FMT ? Ajoutez un peu de piment en affrontant vos adversaires au niveau 5, de quoi vous faire transpirer un peu plus. Durant l'écran titre, réalisez la manipulation suivante : Maintenir Select + II puis Gauche x4 et Droite x10. Plusieurs adaptations verront le jour, avec Super Tennis (SFC) et Hyper Tennis (PSX). Pourtant, ces jeux n'égaleront jamais leur aîné. Bref, je vous incite à commander une wildcard afin de nous rejoindre au club des fous de FMT.



















