[HU] Zipang
Publié : lun. 12 janv. 2009 16:35
Éditeur: Pack-in-video
Genre: réflexion - plateforme
Nombre de joueurs: 1
Date de sortie: 14/12/1990
Format: hucard japonais

Conversion de Solomon's Key (Tecmo) réalisée par la société Pack-in-Video en 1990, Zipang est avant tout une adaptation du film de Kaizo Hayashi racontant l'histoire de Jigoku, criminel et sabreur émérite recherché dans tout le Japon, qui parcourt l’empire du soleil à la recherche d'un trésor et qui se retrouve en possession d’une étrange et magnifique épée, censée le conduire vers Zipang la cité d’or. Mais il va très vite se retrouver confronté à la jolie Yuri, chasseuse de primes pugnace qui veut sa tête et à une horde de ninja envoyés à ses trousses par le shogun... La couverture du jeu reprenant ainsi les personnages principaux de ce film, voilà pour l'histoire de Zipang.
GAMEPLAY

Le jeu se fait de profil tel un Mario où le personnage avance, saute, se baisse, recule (comment veux-tu ...) et donne des coups d'épée ... rien de bien transcendant, me direz vous ...
Et là , la bonne idée arrive : avec son épée magique, le petit sabreur crée des blocs de pierre gris qu'il peut construire/détruire à l'infini et ceci tout autour de lui : soit à sa droite/gauche, soit en haut à droite/gauche en combinant saut + attaque, soit en bas à droite/gauche en combinant position basse + attaque lui permettant ainsi de créer des blocs pour pouvoir avancer. Il peut également détruire des blocs situés au dessus de lui en les cognant 2 fois avec sa tête (attention, aux flammes !).
Ces attaques lui permettent ainsi de trouver une clé ouvrant la porte de sortie pour accéder au niveau suivant puis au plateau suivant car les niveaux sont groupés par 5 et associés à un animal (rat, boeuf, tigre, serpent, lapin, cochon sauvage ...) et ainsi de suite jusqu'au 60 ème niveau final (contre 50 dans Solomon's Key).
Sur son chemin, le joueur pourra aussi ramasser des clochettes faisant ainsi apparaître à chaque fois un seul éléphant apparaissant par la sortie, se promenant dans le niveau et qu'il suffit de toucher pour pouvoir le capturer. À partir de 10 éléphants ramassés, une vie supplémentaire sera gagnée.
De même, pour pouvoir lutter contre ses ennemis, il est possible de ramasser des pouvoirs magiques présents sous forme de boules de feu qui tueront les méchants assaillants ; il suffira pour cela de ramasser un cristal rouge permettant d'obtenir une grosse boule de feu tuant plusieurs ennemis ou un cristal bleu pour acquérir une petite boule de feu tuant un ennemi ; on rencontre parfois des cristaux qui en leur donnant des coups d'épées se transforme soit en cristal bleu, soit en bijoux afin de récolter des points.
De même des parchemins qui serviront à allonger la liste de pouvoirs magiques ainsi que des sabliers bleus et rouges pourront être ramassés afin d'augmenter le temps du niveau.
Beaucoup de ces bonus sont le plus souvent "cachés" derrière un bloc gris qui en étant détruit révèle tout son trésor ; donc, si vous voyez un bloc esseulé, allez le pourfendre et à vous le bonus !
Il est à noter que notre jeune sabreur aussi doué soit-il ne peut pas tuer ses ennemis à coup d'épées (normal me direz vous, elle sert à construire/détruire des blocs de pierre). Je vous dirais bien OUI mais justement : "enléve la planche sous mes pieds que je tombe" ...
Au hasard des niveaux, une nouvelle pièce apparait : "la Treasure Room". Le plus souvent presque vide d'ennemis, elle se compose en plus d'une nouvelle musique (assez énervante mais évocatrice des lieux), d'une bonne série de bloc à détruire : sous l'un deux se trouve la clé... oui, mais LEQUEL ?
À titre d'exemple, voilà une simple image montrant le 54 ème niveau qui est pour moi sans doute le plus difficile !!

DIFFICULTÉ
L'idée est donc vraiment toute simple mais diablement efficace si l'environnement est avant tout aussi bien pensé. Les ennemis sont variés, bien placés, les pièges sont nombreux et rigoureusement bien semés. De quoi se prendre la tête et élaborer des stratégies : quel chemin prendre, pour aller par là il faut que je libère ici, oui, mais ça me donne ça, pour l'éviter je dois d'abord exécuter ceci, ne pas oublier de créer un bloc avant de partir sinon je tombe sur la flamme... une grande mais belle galère.
À noter ici que les flammes bleues se détruisent quand elles "tombent" contrairement aux rouges qui sont indestructibles interdisant certains retours et bloquant ainsi le passage... tout un programme, je vous dis !
J'en viens donc au principal intérêt du jeu, à savoir sa grande difficulté. Car oui, Zipang est un jeu difficile (et non pas dur, car c'est le BOIS qui est dur). Heureusement, un habile système de codes est présent afin d'aider le joueur.
Après chaque Game Over, une série de symboles apparait permettant ainsi au valeureux de retenter sa chance. Car il en faudra du courage, de la ténacité, de la dextérité, de la vivacité et aussi de la mémoire pour en venir à bout.


quelques niveaux, la première Treasure Room et le fameux systeme de code
RÉALISATION
Les graphismes sans être très fins, sont de bonne facture, le jeu ne présente aucun ralentissements et est donc d'une grande fluidité. Les couleurs ont souvent des teintes orange/doré ce qui se marie très bien aux vert, bleu et marron du décor. Le personnage réagit au doigt et à l'oeil ce qui est appréciable dans bien des situations. La bande son est très exotique, très typée asiatique et colle parfaitement à l'ambiance enchanteresque ; d'un thème assez doux et relaxant au départ, on passe à un thème plus stressant dès que l'on arrive dans les 20 dernières secondes. Car les niveaux sont limités dans le temps avec environ 100 secondes (1 minute 40s diront les plus forts) et je peux dire que parfois, ça n'est pas de trop !
Alors, c'est vrai que présenté comme ça, on peut se dire "ouais, bof pas terrible l'animation" mais non, en fait, c'est absolument tout le contraire : à l'instar des Pac-Man, Puzzle Bubble, Pang ou encore Magical Drop, plus le gameplay est simple et plus le jeu est accrocheur !! Et plus c'est accrocheur, plus on s'en fout des pixels pourvu qu'on ait l'ivresse. Le schéma demeure des plus simples : construire des blocs-avancer-éviter les ennemis-trouver la clé-éviter les ennemis encore-ramasser au hasard quelques bonus-prendre la sortie... c'est Indiana Jones au Japon, moi je dis ! et à la place du fouet, il a un sabre, c'est quand même plus classe.
CONCLUSION
Pour conclure, je vous dis "foncez tête baissée" ; en plus, le jeu n'est pas très connu ce qui est un grand dommage pour un soft au combien alléchant pour ceux qui aiment se creuser les méninges et à la fois s'amuser et remplir la carte du monde.


Genre: réflexion - plateforme
Nombre de joueurs: 1
Date de sortie: 14/12/1990
Format: hucard japonais

Conversion de Solomon's Key (Tecmo) réalisée par la société Pack-in-Video en 1990, Zipang est avant tout une adaptation du film de Kaizo Hayashi racontant l'histoire de Jigoku, criminel et sabreur émérite recherché dans tout le Japon, qui parcourt l’empire du soleil à la recherche d'un trésor et qui se retrouve en possession d’une étrange et magnifique épée, censée le conduire vers Zipang la cité d’or. Mais il va très vite se retrouver confronté à la jolie Yuri, chasseuse de primes pugnace qui veut sa tête et à une horde de ninja envoyés à ses trousses par le shogun... La couverture du jeu reprenant ainsi les personnages principaux de ce film, voilà pour l'histoire de Zipang.
GAMEPLAY

Le jeu se fait de profil tel un Mario où le personnage avance, saute, se baisse, recule (comment veux-tu ...) et donne des coups d'épée ... rien de bien transcendant, me direz vous ...
Et là , la bonne idée arrive : avec son épée magique, le petit sabreur crée des blocs de pierre gris qu'il peut construire/détruire à l'infini et ceci tout autour de lui : soit à sa droite/gauche, soit en haut à droite/gauche en combinant saut + attaque, soit en bas à droite/gauche en combinant position basse + attaque lui permettant ainsi de créer des blocs pour pouvoir avancer. Il peut également détruire des blocs situés au dessus de lui en les cognant 2 fois avec sa tête (attention, aux flammes !).
Ces attaques lui permettent ainsi de trouver une clé ouvrant la porte de sortie pour accéder au niveau suivant puis au plateau suivant car les niveaux sont groupés par 5 et associés à un animal (rat, boeuf, tigre, serpent, lapin, cochon sauvage ...) et ainsi de suite jusqu'au 60 ème niveau final (contre 50 dans Solomon's Key).
Sur son chemin, le joueur pourra aussi ramasser des clochettes faisant ainsi apparaître à chaque fois un seul éléphant apparaissant par la sortie, se promenant dans le niveau et qu'il suffit de toucher pour pouvoir le capturer. À partir de 10 éléphants ramassés, une vie supplémentaire sera gagnée.
De même, pour pouvoir lutter contre ses ennemis, il est possible de ramasser des pouvoirs magiques présents sous forme de boules de feu qui tueront les méchants assaillants ; il suffira pour cela de ramasser un cristal rouge permettant d'obtenir une grosse boule de feu tuant plusieurs ennemis ou un cristal bleu pour acquérir une petite boule de feu tuant un ennemi ; on rencontre parfois des cristaux qui en leur donnant des coups d'épées se transforme soit en cristal bleu, soit en bijoux afin de récolter des points.
De même des parchemins qui serviront à allonger la liste de pouvoirs magiques ainsi que des sabliers bleus et rouges pourront être ramassés afin d'augmenter le temps du niveau.
Beaucoup de ces bonus sont le plus souvent "cachés" derrière un bloc gris qui en étant détruit révèle tout son trésor ; donc, si vous voyez un bloc esseulé, allez le pourfendre et à vous le bonus !
Il est à noter que notre jeune sabreur aussi doué soit-il ne peut pas tuer ses ennemis à coup d'épées (normal me direz vous, elle sert à construire/détruire des blocs de pierre). Je vous dirais bien OUI mais justement : "enléve la planche sous mes pieds que je tombe" ...
Au hasard des niveaux, une nouvelle pièce apparait : "la Treasure Room". Le plus souvent presque vide d'ennemis, elle se compose en plus d'une nouvelle musique (assez énervante mais évocatrice des lieux), d'une bonne série de bloc à détruire : sous l'un deux se trouve la clé... oui, mais LEQUEL ?
À titre d'exemple, voilà une simple image montrant le 54 ème niveau qui est pour moi sans doute le plus difficile !!

DIFFICULTÉ
L'idée est donc vraiment toute simple mais diablement efficace si l'environnement est avant tout aussi bien pensé. Les ennemis sont variés, bien placés, les pièges sont nombreux et rigoureusement bien semés. De quoi se prendre la tête et élaborer des stratégies : quel chemin prendre, pour aller par là il faut que je libère ici, oui, mais ça me donne ça, pour l'éviter je dois d'abord exécuter ceci, ne pas oublier de créer un bloc avant de partir sinon je tombe sur la flamme... une grande mais belle galère.
À noter ici que les flammes bleues se détruisent quand elles "tombent" contrairement aux rouges qui sont indestructibles interdisant certains retours et bloquant ainsi le passage... tout un programme, je vous dis !
J'en viens donc au principal intérêt du jeu, à savoir sa grande difficulté. Car oui, Zipang est un jeu difficile (et non pas dur, car c'est le BOIS qui est dur). Heureusement, un habile système de codes est présent afin d'aider le joueur.
Après chaque Game Over, une série de symboles apparait permettant ainsi au valeureux de retenter sa chance. Car il en faudra du courage, de la ténacité, de la dextérité, de la vivacité et aussi de la mémoire pour en venir à bout.


quelques niveaux, la première Treasure Room et le fameux systeme de code
RÉALISATION
Les graphismes sans être très fins, sont de bonne facture, le jeu ne présente aucun ralentissements et est donc d'une grande fluidité. Les couleurs ont souvent des teintes orange/doré ce qui se marie très bien aux vert, bleu et marron du décor. Le personnage réagit au doigt et à l'oeil ce qui est appréciable dans bien des situations. La bande son est très exotique, très typée asiatique et colle parfaitement à l'ambiance enchanteresque ; d'un thème assez doux et relaxant au départ, on passe à un thème plus stressant dès que l'on arrive dans les 20 dernières secondes. Car les niveaux sont limités dans le temps avec environ 100 secondes (1 minute 40s diront les plus forts) et je peux dire que parfois, ça n'est pas de trop !
Alors, c'est vrai que présenté comme ça, on peut se dire "ouais, bof pas terrible l'animation" mais non, en fait, c'est absolument tout le contraire : à l'instar des Pac-Man, Puzzle Bubble, Pang ou encore Magical Drop, plus le gameplay est simple et plus le jeu est accrocheur !! Et plus c'est accrocheur, plus on s'en fout des pixels pourvu qu'on ait l'ivresse. Le schéma demeure des plus simples : construire des blocs-avancer-éviter les ennemis-trouver la clé-éviter les ennemis encore-ramasser au hasard quelques bonus-prendre la sortie... c'est Indiana Jones au Japon, moi je dis ! et à la place du fouet, il a un sabre, c'est quand même plus classe.
CONCLUSION
Pour conclure, je vous dis "foncez tête baissée" ; en plus, le jeu n'est pas très connu ce qui est un grand dommage pour un soft au combien alléchant pour ceux qui aiment se creuser les méninges et à la fois s'amuser et remplir la carte du monde.




