Salut à toute la sacro-sainte communauté Necstasy !
Réalisant qu'il serait grand temps de me présenter, je me demandais ce que j'allais bien pouvoir vous mettre comme connerie pour torcher cette épreuve ...
Et puis je me suis souvenu de cette présentation, écrite certainement au cours d'une nuit fiévreuse, qui trainait au fond d'un tiroir.
Bon, désolé si c'est du réchauffé, mais j'avais la flemme de tout recommencer ...
Mais assez tergiversé, passons à cette fameuse présentation. Que dire à part que je suis né 25 ans avant le bug de l'an 2000 (quelle arnaque, qu'est-ce qu'on s'est goinfrés !!), et que j'ai tjs cotoyé, de près ou de loin, l'univers informatique. Comme le très sympathique libraire du village nous laissait feuilleter les magazines sans les acheter, j'ai pu sauter à pieds joints dans l'univers vidéoludique. Enfin virtuellement parlant, car je n'avais rien à la maison à l'époque (première partie des 80's). Mais j'avais déjà compris, dans mon ptit cerveau en (dé)formation, que la bombasse de l'époque se nommait Commodore 64, avec un gros C. A partir de là, j'ai commencé un tannage quotidien de mes parents, dans le seul but de me faire offrir cette machine que je considère, encore aujourd'hui, comme l'outil qui a véritablement débridé la créativité dans le domaine des jv. D'ailleurs, même avec la meilleure volonté du monde (et un gros portefeuille), je suis même pas sur qu'on puisse réaliser un full set sur cette machine, tellement il y a eu de titres officiels et de homebrews.
Le pb, c'est qu'à cette époque, les bombasses me passaient sous le nez. Enfin, c'est encore le cas aujourd'hui, mais c'est un autre sujet ... Bref, tout ce que je pouvais me payer avec mes petites économies, c'était un ordinateur Alice ! Bon, là je vais m'abstenir de toute vanne, sinon on n'avancera jamais !! Toujours est-il que mon cher paternel, n'écoutant pas mes précieux conseils mais plutôt son fervent patriotisme, me ramena un beau jour un ... TO7-70 ! Certes, ça faisait tourner l'économie du pays, mais ça faisait aussi pâle figure à côté du C64. Malgré tout, ils savaient qd même y faire chez Thomson : lect de K7, lect de cartouches intégré, 64k de ram, lect disquettes en option ... et il y avait aussi cette fameuse histoire du synthétiseur vocal, qui était chaque jour annoncé pour le lendemain ! Je crois que j'ai du attendre les pc des 90's pour pouvoir vraiment dialoguer avec une machine. Mais bon, au moins chez Thomson ils avaient déjà bien cerné les tendances et attentes des utilisateurs. Le problème chez eux vient stt de la multiplication des produits, d'une gamme à rallonge et d'accessoires à n'en plus finir. Rendez-vous compte, il fallait acheter à part le port joystick ! D'ailleurs, je crois que le type qui a conçu la gamme au niveau marketing a fini par se recycler chez Sega, avec le résultat qu'on connait

. Quant au mytho qui avait lancé l'idée du synthé vocal, lui a du faire fortune par la suite grâce au bug de l'an 2000 ...
Mais je suis méchant avec Thomson. Je me suis bien amusé là-dessus, à attendre d'interminables chargements K7 qui plantaient sur les derniers octets (vu le boucan que ça faisait, on peut aussi parler d'octaves...). Disons qu'ils n'ont pas été aidés par les éditeurs. Les grosses licences étaient adaptées à la va-vite sur toutes les machines, et on n'utilisait pas vraiment le potentiel technique de chaque ordi.
Mais ça, c'était avant ! Avant l'arrivée d'une nouvelle vague révolutionnaire : les 16 bits ! En effet, quelques années plus tard, alors que je pensais à m'acheter -enfin- un truc identique à celui des copains (cpc 6128), un type d'un petit magasin d'informatique nous montra une machine en démo. La bécane n'avait plus de capot, histoire de montrer ses petits muscles aux personnes intéressées. Ce n'est que plus tard que j'ai compris, ou supposé, que le magasin n'avait pas d'autorisation officielle pour distribuer ce produit. Mais autant vous dire que l'animation des démos qui tournaient, c'était encore du jamais vu. Même Michel Chevalet pouvait aller se rhabiller ! Cette machine, c'était l'Atari ST, le top du top pour l'époque. A partir de là, je crois que j'ai définitivement sombré dans l'univers du jeu vidéo ...
Tout s'est ensuite enchainé sans que je sache vraiment pourquoi. Comme cet achat d'une Megadrive d'occaz au début des 90's (une Jap, svp !), pour satisfaire ma boulimie d'arcade, jeux pour lesquels les ordis 16 bits montraient leurs limites. D'ailleurs, je crois que c'est cette tendance de fond à vouloir tous une sorte de borne d'arcade à la maison qui peut expliquer ensuite le raz-de-marée Playstation. Bon, ok, le plan marketing était bien conçu (qd celui des autres était bien foireux, n'est-ce pas Mr Sega ?) mais on est tous un peu responsables. Si je vous dis ça, c'est que j'en ai eu une aussi, vers la fin des années 90, stt pour ISS et Wipeout. Pas de bonnes ventes sans de bons produits d'appel ...
Mais si je pars comme ça sur la Playstation c'est que, autant le C64 a ouvert la grande parenthèse de la créativité débridée, autant la Playstation l'a refermée. A trop vouloir sortir des jeux stéréotypés qui en foutaient techniquement plein la vue, on a complètement oublié le fond. Bon, je ne dis pas qu'il n'y avait que des jeux identiques, mais le manque d'originalité est flagrant. En plus, pour ne rien arranger, les coûts de développement des jeux sont devenus bien trop lourds pour les petits éditeurs et les indépendants. Plus question de développer une petite perle tout seul dans son grenier. Il fallait désormais de gros moyens, et si les financeurs n'étaient pas motivés par le projet, ça restait dans les cartons. Le monde du JV a rejoint la logique de l'industrie du cinéma ... Faut pas s'étonner si c'est tjs les même types de daubes qui sortent !
Aujourd'hui, ça s'est un peu réveillé avec les jeux sur le web et sur mobiles, mais ça n'a pas duré très longtemps.
Alors, pour oublier tous ces produits stéréotypés déclinés au minimum en 3 épisodes (vite, dépêchez vous, le dernier vient de sortir chez Micromanga !), je me réfugie dans l'univers du rétro. Même si la plupart des gens trouvent ça très puéril, voire carrément nul (ouah, c'est moche, c'est nul, c'est, c'est, c'est vieux !!!), je leur réponds d'aller jouer à la Wii. Aah, qu'ils sont beaux ces avatars ...
Heureusement pour moi, j'ai encore quelques amis qui comprennent cet engouement pour le rétro. Comme quoi, l'humanité n'est pas totalement perdue !
Depuis une petite dizaine d'années, j'ai donc récupéré des trucs à droite & à gauche, svt de vieux ordis ou des consoles HS qu'il fallait retaper. C'est un des petits plaisirs du rétrogamer, redonner une seconde vie à du matos qui était considéré comme foutu.
Et, plus récemment, j'ai pu ENFIN mettre un terme à une terrible frustration, née de ces heures passées chez le libraire à dévorer Tilt, Gen4 et consorts (de temps en temps on lui en achetait un, rassurez-vous). Je veux bien sur parler de cette fameuse gamme Nec PC Engine, le top du top d'hier et d'aujourd'hui ! Ca m'a pris une bonne vingtaine d'années, mais je l'ai enfin, ma PCE. On en discutera surement plus longtemps dans une autre section, mais Nec avait vraiment fait très, très fort pour l'époque. Un petit bijou sur tous les plans, cette machine. sans parler de l'univers propre à chaque jeu, des graphs, des illustrations sur les jaquettes ...
Mais je ne sais plus où j'en étais ... Ah oui, j'habite dans le nord, je suis donc collectionneur-rétrogamer, mordu de la gamme Nec (à qques exceptions près) et en recherche permanente de cet état d'esprit propre à l'univers des jeux vidéos, état d'esprit dont nous sommes en quelque sorte les gardiens et les grands promoteurs (rah, c'est beau ça !).
Voilà, c'est fini ! Merci d'avoir lu jusqu'au bout

!