
Editeur : Hudson Soft
Développement : Red Entertainment
Genre : Shoot'em up horizontal (le plus souvent)
Date de Sortie : 23 avril 1993 (JP)
Nombre de joueurs : 1
Format : Super CD-ROM’²
Lords of Thunder en version US
Once upon a time ...
Dans le pays lointain de Mistral, les gens vivaient depuis toujours dans la joie et la paix. Quand soudain, une horde de vilains-pas-beaux, attifés comme ceux de l'anime Ken (des kennards en quelque sorte) débarquèrent pour foutre le bocson. Commandés par leurs 6 plus valeureux généraux de guerre, eux-mêmes chapeautés par un grand magicien prêt à ressusciter les pouvoirs maléfiques du monstre Deorc, ils décidèrent de lancer l'assaut. Et c'est à ce moment précis que le héros intervient. Armé de sa plus belle épée et équipé de sa plus belle armure, le chevalier Duran s'envole dans les airs ...
'Achement original .... (spoil : en plus d'être beau, il est fort et à la fin, une belle blonde vient le remercier...)

Une fois l'introduction passée, avec ma fois un très bon doublage en japonais (ou en anglais pour ceux qui jouent sur la version US), on arrive au menu de départ avec les classiques "Nouvelle partie" et "Options" où l'on pourra, chose non négligeable, modifier la difficulté du jeu et (ré)écouter avec délectation les musiques du jeu (mais je reviendrai plus en détail sur ce point un peu plus loin).
Le début de l'aventure commence tout d'abord par le choix d'une des 6 îles à explorer où se trouve un des 6 généraux ennemis. Chacune d'entre elles est caractérisée par un environnement et un élément différent (feu, eau, terre, glace, désert et forêt) qui sera donc déterminant dans le choix d'une des 4 armures habillant Duran. L'étape d'après consiste en le choix d'une armure, chacune ayant ses caractéristiques propres :
_celle de feu est très puissante mais à courte distance,
_celle d'eau permet d'attaquer en arrière (au plus haut niveau de puissance),
_celle de vent envoie des éclairs qui balaye le haut, le milieu et le bas de l'écran
_et celle de terre ... j'en sais trop rien car je la trouve toute pourrie...
Évidement, les plus sagaces d'entre vous auront déjà compris qu'il vaut mieux se pourvoir d'une armure de feu dans un pays de glace (histoire de réchauffer l'atmosphère et ... d' "ALLUMER LE FEU ... ALLUMER LE FEU" ') ou encore de mettre de l'eau sur un pays en flamme. Bref, tel un Mégaman chevaleresque, il faut faire le bon choix de l'armure, ce qui est manifestement visible lors de combats contre les boss de fin de stage.
L'armement
Au fur et à mesure, des stages et des ennemis tués, Duran ramasse des cristaux de formes variables. Les plus courants sont de couleur bleu-ciel et les autres cristaux sont de couleur rouge. Les premiers apportent 10 points de crédits et les autres 25. Ces points de crédits servent uniquement à l'achat de matériel dans la boutique de la marchande, juste avant de démarrer un nouveau stage. Dans cette boutique, on peut y acheter de la vie, de points de magie, des smart bomb, des protections (symbolisées par des boucliers, elles permettent une protection accrue contre les tirs ennemis mais restent, à mon avis, trop chers et d'un intérêt moindre), des continus (ne servent à rien) et des elixirs (très utiles, il permettent une régénération de TOUS les points de vie quand Duran les perd dans un stage). Bref de quoi s'équiper comme un chef pour aller botter le cul des méchants.
Concernant la puissance des tirs, ils sont améliorés selon trois niveaux de puissance grâce à d'autres bonus lâchés par les ennemis : ici, encore, ils peuvent être soit de couleur bleue soit de couleur rouge. Les bleus apportent un point de magie et les rouges 4 points. Et à pleine puissance, je peux vous dire que l'écran se remplit assez vite et que ça devient vite le bordel avec les vagues d'ennemis et leurs tirs, les cristaux et bonus à ramasser, occasionnant l'apparition de ralentissements très légers. Il est à noter que lorsqu'on reçoit un tir ennemi, Duran perd 1 point de vie ET 1 point de magie (double peine) jusqu'à ce que mort s'en suive car on ne dispose que d'une seule vie pour terminer le jeu.

Chaque île possède son propre décor et les détails apportés à ceux-ci sont très impressionnants pour l'époque : les coulées de flamme, les tourbillons d'eau et les chutes de sable qui emportent le héros, les différents plans en fond de jeu, les bulles d'eau et les lianes qui rétrécissent, les murs qui se détruisent ... le tout servi parfois avec des accélérations, sorte de "dash" violents, pour apporter encore plus de rythme à un jeu qui en est plein à craquer ! De même les changements de scrolling restent de grands moments du jeu : on passe de l'horizontal au vertical ou au diagonale vers le haut ou encore à l'horizontal mais en marche arrière !! Le héros vole, certes, mais il marche quand il est en contact avec le sol, il donne des coups d'épée quand il est à courte distance des ennemis ; de même, ses armures et son épée changent de couleur avec son armure. Les ennemis sont variés et leurs tirs sont largement visibles. Les boss et mid-boss sont gigantesques, très détaillés et prennent la moitié de l'écran, leurs attaques sont variés et certains sont bien retord. De même, les smart bomb sont hautes en couleur et varient selon l'arme choisie. Là dessus, vraiment rien à redire (même si on n'atteint pas le niveau de détail de Rayxamber 3).

Et là, j'en viens au point crucial : la musique.
"De l'impact de la musique sur notre façon de jouer"
À l'instar des philosophes grecs qui titraient leurs oeuvres latines en commençant par un "De", on pourrait écrire une thèse face à l'incroyable emballement suscité par la composition musicale de ce jeu. Servi par une bande-son à tendance métal-hard rock (les spécialistes s'y connaissent mieux que moi), le joueur évolue dans les niveaux et est comme motivé, excité, boosté par ces musiques. Elle fait partie intégrante du jeu, fait corps avec le déroulement du jeu, est en harmonie complète avec l'ambiance de destruction sous-jacente. On peut même aller plus loin en affirmant que la musique influe sur notre style de jeu et nous stimule. On se sent littéralement pousser des ailes. Bref, une bande-son tonitruante qui envoie méchamment le pâté. Dommage que les bruitages du jeu cachent légèrement cette partition qui s'écoute et se ré-écoute à volonté (voir dans le menu "Option" en début de partie, ou en insérant le cd du jeu dans son lecteur). Je ne suis pourtant pas un grand fan de métal, mais là, je dois dire que j'ai chaudement apprécié (ça, c'est du rock, comme dirait l'autre).
Si l'on ne devait retenir qu'un seul point négatif de ce jeu serait sa "trop" grande facilité. Peut-être me trompe-je, (ce test ayant été effectué sur une émulation de la version Mega-cd) car même le niveau dit "Normal" est d'un niveau plus que moyen. Par contre, dès qu'on choisit les niveaux de difficulté "Hard" et "Hyper", là ça ne rigole plus : plus d'ennemis et donc plus de tirs, les attaques des boss sont encore plus nombreuses ; une vraie belle évolution qui offre une bonne replay-value.

Conclusion
Sinon, c'est de l'action, de l'action et encore de l'action dans des stages relativement longs et assez variés pour ne pas observer de lassitude. Une bonne durée de vie pour un shmup, il faut compter une bonne demi-heure pour en voir le tour, tout en sachant que la marge de progression est importante grâce aux niveaux de difficulté supérieure. Le tout saupoudré de graphismes chatoyants, d'une animation quasi parfaite (pour la console) et accompagné d'une musique survitaminée. Bref, un must-have !


